« Renforcer les conseils locaux de santé mentale » parmi les recommandations du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) permettant de limiter l’impact de la Covid-19 sur la santé mentale

Le Haut Conseil de Santé Publique émet le 28 septembre 2021 des recommandations de prévention et de promotion de la santé pour diminuer l’impact du Covid-19 sur la santé mentale, générales et sur les territoires, et des recommandations spécifiques par population.

Le HCSP propose notamment de développer une culture de santé mentale, de s’appuyer sur les études d’impact en santé pour les décisions afin de ne pas aggraver les vulnérabilités, de prendre en compte les déterminants de la santé mentale.

Le Haut conseil de santé publique recommande notamment de :

  • définir une stratégie nationale interministérielle sur la santé mentale visant à organiser et coordonner la santé mentale ;
  • aller vers une contractualisation sur la santé mentale entre l’État et les collectivités territoriales en précisant la mission de l’ARS ; soutenir les acteurs mobilisés par les communes afin de restaurer les déterminants dégradés par la crise du Covid 19 ;
  • coordonner les actions en santé mentale sur les territoires dans une logique globale, de la promotion de la santé à la prise en charge des troubles psychiques (renforcer les conseils locaux de santé mentale et faire le lien avec les contrats locaux de santé…) ;
  • systématiser le recours à des études d’impact en santé pour les mesures envisagées sur la vie quotidienne, dès lors qu’elles concernent l’ensemble d’une population ; il est important de tenir compte du gradient social pour ne pas risquer de majorer les inégalités sociales de santé (y compris dans les situations d’urgence) ;
  • mettre en place des actions probantes et renforcer les actions d’ « aller-vers » pour les personnes en situation de fragilité (soit du fait d’une pathologie psychiatrique ou du fait des conditions socio-économiques) ;
  • soutenir et organiser le déploiement dans l’ensemble des milieux de vie des actions de promotion de la santé ciblant les facteurs d’équilibre psychique (environnements bienveillants, liens sociaux, développement de l’activité physique) ;
  • développer une culture partagée de la santé mentale auprès des populations et de l’ensemble des acteurs, avec des outils concrets comme une campagne de communication récurrente portant sur la santé mentale positive et la déstigmatisation des troubles, un numéro d’appel unique dévolu à la santé mentale, un site internet d’information fournissant des conseils pratiques, des outils d’auto-évaluation et d’auto-soin et une information sur les services d’aide.

Le communiqué de presse « Promouvoir la santé mentale pour prévenir le développement de la souffrance et des troubles psychiques » du 28 septembre 2021 précise :

« Le développement d’une stratégie nationale sur la santé mentale devra contribuer à mieux organiser, structurer, coordonner et évaluer toutes les actions concernant ce domaine. La prévention primaire et la promotion de la santé mentale doivent s’appuyer sur les contrats locaux de santé (CLS), sur les projets territoriaux de santé mentale (PTSM) et sur les conseils locaux de santé mentale (CLSM) déjà en place. »

Lire l’intégralité du communiqué de presse