Afin de faciliter la réalisation de ses objectifs, le CLSM fonctionne à travers trois instances ; le comité de pilotage, les groupes de travail, et l'assemblée plénière. Chaque instance a des objectifs spécifiques, qu'elle réalise en adéquation avec les principes et valeurs des démarches communautaires promue par les CLSM.
Les objectifs des instances
Comité de pilotage
Objectif : définir les orientations stratégiques et priorités du CLSM
- Déterminer les thématiques prioritaires à partir du diagnostic
- Élaborer une feuille de route détaillée, annuelle ou pluriannuelle
- Constituer des groupes de travail et donner un avis sur leur composition
- Valider et suivre les actions entreprises par les groupes de travail
- Garantir le respect des valeurs fondamentales du CLSM
- Assurer les moyens nécessaires au bon fonctionnement du CLSM
Pour atteindre ces objectifs, les membres du COPIL se réunissent une ou plusieurs fois dans l’année.
Groupe de travail thématique
Objectif : mettre en œuvre la feuille de route du CLSM
- Construire, suivre et évaluer les projets permettant de répondre à la feuille de route fixée par le COPIL
- Faire remonter du terrain des constats et besoins
- Créer une dynamique de coopération et d’expertise autour de sujets spécifiques
Le groupe de travail est généralement dédié à un objectif, une thématique, ou encore une action précise (par ex : la déstigmatisation de la santé mentale, la santé mentale des adolescents, les SISM).
Il se réunit plusieurs fois dans l’année en fonction des objectifs fixés.
Assemblée plénière
Objectif : créer un espace de concertation citoyenne sur la santé mentale
- Informer des actualités et travaux menés par le CLSM
- Faire remonter du terrain des constats et besoins sur la santé mentale
- Faire des suggestions en termes de fonctionnement et projets pour le CLSM
- Renforcer les connaissances sur la santé mentale
Pour atteindre ces objectifs, l’assemblée plénière est organisée en moyenne une fois par an (parfois moins ou plus en fonction des logiques territoriales) sous la forme similaire d’un colloque, d’une rencontre, d’une journée thématique.
Les principes d'animation des instances du CLSM
Bien qu’elles aient des objectifs et fonctionnement différents, les instances sont toutes régies par des principes méthodologiques d’animation communs emprunts de l’approche communautaire portée par les CLSM :
- Co-construction et co-portage de l'organisation et l'animation : la préparation de la réunion (contenu, animation, logistique), et notamment la définition des rôles de modération, prise de parole introductive, présentation, gestion du temps, mise au vote, prises de notes… peuvent être décidés collectivement en amont des réunions ; L’organisation et l’animation ne doivent pas être gérés par une seule personne (le coordinateur) ou une structure. Des temps de préparation, voire de formation doivent être anticipés pour préparer au mieux les participants portant un rôle/une mission en particulier pendant la réunion ;
- Cohérence méthodologique : les techniques d’animation doivent favoriser l’atteinte des objectifs de la rencontre. Ex : si l’on veut recueillir des besoins en santé mentale de la part des habitants lors d’une assemblée plénière, les techniques d’animation doivent faciliter l’expression de la parole. Les personnes animant les réunions doivent donc être familières des différentes techniques d’animation de groupe ;
- Fonctionnement horizontal : il n’y a pas de distinction hiérarchique formelle entre les participants, tout le monde est mis sur un pied d’égalité. L’organisation et l’animation des réunions doivent poser un cadre clair et sécurisant afin de créer un environnement propice à cette horizontalité entre les personnes. Une attention particulière doit être portée au possible impact, parfois indirect, de certaines postures et fonctions (élu, responsable) sur des participants ayant mois l'habitude de s'exprimer ou d'être écoutés, comme les personnes concernées par des troubles psychiques ;
- Démocratie participative : L’organisation et les techniques d’animation doivent favoriser la participation, l’implication, compréhension et l’expression de tous les participants. Certains membres, comme les personnes concernées par des troubles psychiques, peuvent avoir des difficultés à comprendre ou à s'exprimer. D'autres membres peuvent être moins attentifs aux enjeux de l'accessibilité et de la nécessaire place des personnes concernées. Il est alors nécessaire de proposer en amont des réflexions, des groupes de travail, des formations/sensibilisations pour éviter ces risques. Dans le cas de prises de décision, elles doivent être prises collégialement, à la majorité.